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Souffrance et travail
Christine mardi 30 avril 2002
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La première consultation hospitalière en France consacrée à la souffrance au travail a été ouverte en 1995 à l'hôpital Max-Fourestier de Nanterre. Présentation et procédure de prise en charge [1]. Marie Pezé est en charge de la première consultation spécialisée « souffrance et travail » créée en France. Psychanalyste et docteur en psychologie, elle reçoit deux fois par semaine (lundi et mardi) les salariés présentant des pathologies liées au travail, en vue d'une prise en charge pluridisciplinaire associant médecins de la douleur, kinésithérapeutes et chirurgiens. Parmi les pathologies concernées figurent les troubles musculo-squelettiques, les névroses traumatiques dans les suites de violence ou d'accident au travail, les tableaux de douleur chronique, ainsi que les tableaux cliniques liés aux situations de harcèlement.
Prise en charge du harcèlement au travailLe salarié est envoyé par le médecin du travail dans le cadre des examens complémentaires prévus par le Code du travail, en vue d'un diagnostic de la situation. La mise à jour des procédés de déstabilisation du salarié, l'évaluation de son état clinique, les possibilités de reclassement ou de mutation dans l'entreprise débouchent sur une stratégie médicale et administrative dégageant le salarié de la situation, par exemple : La consultation « souffrance et travail » opère en réseau. Le cas échéant, le salarié peut être adressé à un médecin inspecteur du travail, un avocat spécialisé en droit du travail ou un thérapeute formé aux pathologies du travail. L'examen est facturé à l'employeur (66 euros).
Accès à la consultation
Le salarié ne peut s'adresser directement à la consultation. L'accès a lieu uniquement sur courrier du médecin du travail ou d'un médecin généraliste.
Si le médecin du travail refuse d'émettre le courrier requis ou ne paraît pas digne de confiance (il est rémunéré par l'employeur, donc lui est naturellement soumis), le salarié peut se tourner vers un médecin inspecteur du travail, dans un service de pathologies professionnelles. Voici les adresses que nous connaissons à l'heure actuelle :
Le médecin inspecteur du travail (à ne pas confondre avec le médecin du travail) est habilité à mettre un salarié en arrêt-maladie et, plus généralement, à dégager le salarié d'une situation de harcèlement par le retrait, la mutation ou l'inaptitude temporaire ou définitive à tout poste de travail. Le médecin inspecteur du travail peut également alerter l'inspection du travail.
Pour en savoir plusLire l'article « Souffrances et maux au travail » paru dans l'édition du 1er mars 2002 de Nouvelle vie ouvrière. |
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