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« Bonjour, je m'appelle Véronique... »
Christine lundi 25 mars 2002
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« Bonjour, « Je m'appelle Véronique, j'ai quarante ans et je suis veuve depuis le 15 mars 2001. Mon mari s'est suicidé par pendaison. Je l'ai retrouvé en rentrant le midi, à la maison. Je l'aime et j'ai mal. Il a fait le choix de mettre fin à ses jours après avoir subi pendant trop longtemps du harcèlement et le chômage. Il a été humilié, mais il n'était pas le seul. Les autres sont en vie et essayent de vivre. Après une carrière de vingt ans dans une société d'informatique, ayant commencé au bas de l'échelle comme simple technicien, il a gravi les échelons grâce à son travail. En 1989 il a été mis à la tête de 28 personnes qu'il a dirigées avec beaucoup d'humanité. Il était aimé de tous. Mais cela n'a pas plu à la nouvelle direction. À son décès, j'ai eu beaucoup de soutien et j'en ai encore, mais ma vie est fichue. J'ai deux petites filles de 8 et 11 ans qui me demandent pourquoi leur papa a choisi de mourir. Je leur ai dit que leur papa avait la maladie de la tristesse. Je ne veux pas que sa mort reste inutile. Je veux me battre pour mes filles et pour ceux qui sont encore dans l'enfer du harcèlement. » À ce jour, Véronique continue de se battre pour son mari qui avait entrepris une procédure aux prud'hommes contre sa société. Après avoir perdu en première instance, Véronique a fait appel. |
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