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La mesure interdit donc toute nouvelle adhésion à l'association. Mme Pagano aurait également demandé par la suite la mise en service d'un répondeur dont la bande répétait : « Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées », bien que les employés soient présents à leur poste de travail, et même fort peu occupés du jour au lendemain.

La mise au placard
La décision, alliée à la mise en service du répondeur, atteint certes les adhérents de l'association, mais également les employés, en les privant de leur activité habituelle. De ce point de vue, paradoxalement, les décisions de Mme Pagano ne sont pas sans évoquer une technique répandue de harcèlement moral : la mise au placard. Les employés s'exprimeront d'ailleurs en ce sens (La Provence, 25 janvier 2002).
« [...] Plus tard, c'est la mise en quarantaine, au placard. On ne lui [la victime] donne pas de travail alors que ses collègues sont débordés, mais on ne lui donne pas pour autant l'autorisation de lire son journal ou de partir plus tôt. [...] La mise en quarantaine est beaucoup plus génératrice de stress que le surcroît de travail et devient très vite destructrice. Les dirigeants trouvent aisé de se servir de ce système pour faire démissionner quelqu'un dont on n'a plus besoin [1]. »
Quel que soit le but visé par cette mesure, l'association ne devait pas tarder à en subir les conséquences.
Le nombre d'adhérents a fortement diminué courant décembre 2001 puis s'est effondré en janvier 2002 par absence de renouvellement des adhésions, bien avant que paraisse, le 25 janvier, le premier article de presse sur l'affaire.
Il s'agit d'un exemple remarquable d'un processus bien plus fréquent qu'on ne croit, où un organisme aura été détruit par ses dirigeants avant que la presse ait le temps de s'y intéresser.
[ 1] Le harcèlement moral, Marie-France Hirigoyen, éd. Syros, p. 68. Cf. bibliographie.
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