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« Un public SIFE... »

Témoignage de Louise

mercredi 7 août 2002, par Michel

« Depuis avril 2001 je travaille en tant que formatrice permanente dans une association qui a pour but la formation continue et la (ré)insertion professionnelle vers les métiers du commerce et de la grande distribution : caissière, employé(e) de libre-service, vendeuse et vendeur.

« Notre équipe travaille principalement avec ce qu’on appelle un public SIFE, c’est-à-dire :

- demandeurs d’emploi de (très) longue durée,
- RMIstes,
- parents isolés,
- handicapés,
- anciens détenus (c’est rare !).

Ce qui fait que notre public se compose approximativement de :

- 90% de femmes,
- 75% d’immigré(e)s dont une bonne proportion est au niveau FLE (Français Langue Etrangère) et en provenance de pays où la femme est culturellement considérée comme inférieure et soumise à l’homme.

Dans leur grande majorité, ces femmes sont dans des situations précaires et psychologiquement difficiles (femmes isolées avec enfants, femmes battues en détresse, femmes qui sortent de leur univers familial parfois pour la première fois...). Bref, vous l’aurez compris, des femmes fragiles, influençables, souvent proches du désespoir et... facilement manipulables.

Notre équipe pédagogique, outre quelques intervenant(e)s extérieur(e)s, se compose de sept personnes :

a. Le directeur M. Lamorre : ancien de la SACEM qui s’est reconverti dans la formation « par hasard » « parce qu’il y avait un créneau porteur. » Soixante-et-un ans, grande gueule, au demeurant pas antipathique, mais foncièrement macho et persuadé que les femmes sont des « emmerdeuses. »

b. Catherine : secrétaire, efficace et plus patiente que moi !

c. Nicole : conseillère spécialisée dans la reconversion des travailleurs handicapés, qui a son bureau deux étages au-dessus et avec qui les rapports sont donc limités.

d. Jean-Pierre : formateur responsable du suivi des stagiaires en entreprise et qui, proche de la retraite, ne veut pas se compromettre et préfère fermer les yeux car « on ne changera pas le monde. » Il est souvent en déplacement.

e. Jean-Claude : formateur chargé de la « dynamisation » (?) et des relations avec les entreprises. Il a aussi pour rôle la coordination de l’équipe des formateurs.

f. Thierry : formateur chargé de la formation « caisse » et donc d’une des matières principales aux yeux des stagiaires.

g. Et moi Louise [1] : formatrice en techniques de recherche d’emploi et en bureautique, responsable de la rédaction des bilans de formation.

Rapidement, je me suis aperçu de faits qui m’ont profondément choquée et révoltée :

Jean-Claude

Beauf de base, se disant franc-maçon et mystique. Ses cours se transforment parfois en prosélytisme franc-maçon et, parallèlement, il tient des propos salaces et vulgaires aux stagiaires. Il juge ses stagiaires sur l’âge, le physique et la soumission aveugle à ses propos.

Lors des réunions de recrutement, il est capable de dire à des femmes qu’il n’a jamais vues : « Si vous êtes jeune, jolie et que vous allez m’attendre en string dans mon bureau, vous êtes sûre d’être prise ah,ah,ah » (il plaisante bien sûr !).

Je l’ai entendu un jour dire à une stagiaire qui avait oublié un papier : « Tu es tellement distraite qu’un jour je te mettrai ma queue dans ta chatte, tu mouilleras et tu seras déjà en train de gémir que tu ne te seras même pas rendu compte que je t’aurais pénétrée ! » (sic !) Je suis restée d’autant plus sidérée que j’étais dans le bureau avec lui et qu’apparemment le fait que j’entende et que je puisse témoigner ne l’a même pas effleuré ! C’est tellement normal pour lui qu’un homme parle comme ça à une femme !

Jean-Claude, encore

Jean-Claude, en tant qu’interlocuteur des entreprises, peut aider les stagiaires à trouver du travail à la fin de la formation. Je lui ai demandé son aide pour une stagiaire très consciencieuse et dans l’urgence de gagner sa vie. Cette femme, albanaise, parlait très mal le français et avait du mal à se présenter dans les magasins. Mais elle avait presque cinquante ans et quelque vingt kilos de trop. Jean-Claude m’a répondu : « Cette grosse vache ? Je vais pas perdre mon temps avec elle. Elle n’a qu’à retourner dans sa cuisine au moins personne ne la verra ! » D’autant plus drôle que mon collègue Jean-Claude a cinquante-six ans et souffre d’obésité !

Une stagiaire, musulmane pratiquante, m’a dit dernièrement : « Lorsqu’on a cours avec Jean-Claude, le soir je laisse mon cahier à ma copine. Si mon mari tombait dessus, il ne voudrait plus jamais que je revienne ici et que je termine la formation. » J’ai essayé de savoir pourquoi. Il s’agit en fait d’un questionnaire très intime, posé sous le prétexte d’apprendre à gérer ses priorités et son temps. J’ai donc voulu savoir jusqu’à quel point ce questionnaire était intime. Les femmes ont rougi et c’est un stagiaire homme qui m’a répondu : « C’est tout juste s’il ne nous demande pas à quel heure et comment on a baisé ! »

Thierry

Un peu moins beauf mais tout aussi macho, il appelle les stagiaires « ma chérie » « mon amour. » Selon les stagiaires, il « masse le dos » « pelote les hanches et la taille » « prend [les femmes] par les épaules »...

Il explique que c’est sa façon de « communiquer » et que c’est « pour libérer les stagiaires face au stress et améliorer la pédagogie » (!). Bizarrement, il ne communique de cette façon qu’avec les femmes jeunes, jolies et... soumises ! Les hommes, les plus vieilles et les moins soumises n’ont pas le droit à ce régime de faveur !

De plus, les stagiaires (femmes toujours, jeunes et jolies encore et toujours) lui servent de commissionnaires pour aller lui chercher un café à la pause. En échange elles ont droit à une petite attention particulière : bisou dans le cou, mot doux ou autre.

Se défendre

Autant vous dire que bien entendu j’ai réagi. Je suis la seule femme du centre à intervenir auprès des stagiaires. Elles ont confiance en moi car je suis dans leur moyenne d’âge (quarante-deux ans). Alors elles parlent, elles se défoulent, voire elles pleurent sur mon épaule comme cette jeune de vingt-six ans, boulotte et un peu naïve mais courageuse, à qui Jean-Claude avait dit : « Avec ton physique, tu ferais mieux de retourner dans ta cuisine ! »
J’ai les témoignages oraux des stagiaires, mais j’ai aussi ce que j’ai vu, ce que j’ai entendu. Les portes des salles sont souvent ouvertes. Mes collègues ne se cachent (cachaient) pas.

J’ai parlé au directeur. J’ai eu des confrontations avec mes collègues. Les réactions ont été les suivantes :

- « Ces femmes [les stagiaires] souvent ne demandent que ça. »
- « De toute façon si elles veulent travailler dans la grande distribution il faudra qu’elles s’habituent. »
- « On est des hommes bon sang ! »
- Moi, je me suis fait taxer de : féministe coincée, trotskiste (je ne vois pas le rapport !), d’hystérique, de menteuse...
- On m’a accusée de monter une cabale contre Jean-Claude pour lui prendre sa place (ah que non je n’en veux pas de sa place !).
- J’ai eu le droit aussi à un « jugement » de trois heures, devant l’ensemble de l’équipe, qui s’est terminé sur une conclusion de Jean-Claude : « Si elle se tait, si elle reste dans ses marques et si elle cherche un autre boulot, on lui fout la paix. Sinon, ce sera l’enfer. »

Bref, on a supprimé petit à petit mes responsabilités (recrutement des stagiaires par exemple), on m’a interdit de répondre au téléphone, on me donne des contre-ordres systématiques et parce que, un jour de vraie colère je suis partie en claquant la porte du bureau du directeur, j’ai reçu un avertissement en lettre recommandée. Mes collègues non, bien évidemment !

Depuis, il y a trois semaines environ, des stagiaires venant d’un autre centre de formation, se sont plaintes à leur centre après la semaine passée chez nous, comme quoi Thierry avait un comportement de harcèlement sexuel.

Un arrangement amiable entre les directeurs des centres s’est établi... et mon directeur m’a accusé de complicité, car, si j’avais réellement porté plainte plutôt que de ne parler qu’en interne (remuer la merde en interne, m’a-t-il dit), cela ne serait jamais arrivé !

Voilà, depuis les conditions ont empiré.

Depuis dix jours je suis en arrêt car je ne peux plus travailler sereinement avec ces personnes et je frôle la dépression.

(...) Là, je crois qu’il est de mon devoir d’en parler et de demander de l’aide. Pas tant pour moi (tant pis, je cherche un autre poste et je m’en vais) mais pour les stagiaires qui continuent et vont continuer à subir ces conditions. »

Louise [1]

Notes

[1Pseudonyme. Témoignage adapté d’un courrier électronique avec l’accord de Louise.

21 Messages

  • > « Un public SIFE... » Le 20 août 2002 à 01:01, par Vanda

    bonjour louise,

    je te conseille de prendre contacte avec l’inspecteur du travail, il te conseillera les démarches à suivre, par exemple de faire un courrier à ton patron en lui relatant les faits point par point,et en stipulant le moteur déclencheur de ta dépression (mets en avant les témoignages des stagiaires victimes de "l’obsédé"). Utilises des termes juridique en rapport avec le harcelement, ton contrat de travail etc...

    Tu peux aussi porter plainte en écrivant un courrier au procureur de la république qui se saisira de l’affaire s’il la juge grave...

    Surtout ne démissionne pas, c’est trop facile et ces porcs seront satisfait et resteront impuni.

    Si tu es assez forte et déterminée d’autan que tu as des preuves et des témoins FONCES sinon essayes d’obtenir un licenciement avec transaction soit des indemnitées de départ pour dommage du préjudice subit soit le harcement moral.

    Courrage
    (je suis aussi une victime du hm et décidée à me défendre)

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  • > « Un public SIFE... » Le 24 octobre 2002 à 11:11, par nath

    Bonjour Louise,

    J’ai enseigné moi aussi dans une asbl d’insertion socioprofessionnelle. Je connais dès lors un peu le milieu dans lequel tu évolues.
    Jolie équipe que la tienne !!! Mais Catherine et Nicole, qu’en disent-elles ? Elles ne remarquent rien ?
    Il faudrait que des stagiaires décident de porter plainte. Tu peux toujours aussi en référer à vos pouvoirs subsidiant pour dénoncer la situation des stagiaires en appuyant ta démarche par des témoignages ?
    Si tu veux agir, monte un dossier contre eux et adresse-toi à des instances plus importantes.
    Bon courage.

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    • > « Un public SIFE... » Le 24 octobre 2002 à 17:54, par Michel

      Bonjour Nath,

      Je transmets votre message à Louise, qui a des problèmes d’Internet en ce moment.

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    • > « Un public SIFE... » Le 22 octobre 2003 à 15:54, par maguy

      bonjour
      j’ai subi aussi un harcèlement moral cette fois mais dans un milieu exclusivement féminin une école catholique
      je ne suis pas aperçu de l’origine de mon malaise tout de suite (et pourtant je suis psychologue) car c’est plus incidieux que ce que vous racontez mais aussi destructeur (2 ans de psychothérapie)
      mon conseil soyez trés dure
      les harceleurs ont une vision trés négative du monde, il s’en prennent à ceux qui ne correspondent pas à leur perception (les personnes bonnes ou heureuses)
      la seule façon de s’en sortir c’est de leur montrer que leur vision du monde est vraie c’est à dire d’être trés dure avec eux (recours en justice par exemple)
      ils n’attendent que ça pour être mieux !
      courage ne vous laissez pas abattre attaquez
      maguy

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  • > « Un public SIFE... » Le 17 janvier 2003 à 08:21

    les stages sife sont financés par la direction du travail, ils sont mis en place avec l’accord de l’anpe et un référent, conseiller anpe, est correspondant de ces stages. il doit assurer un suivi, un bilan et les centres de formation doivent lui rendre des comptes sur les résultats en terme de placement. vous devez inciter les demandeuses d’emploi victimes de vos collègues à s’adresser à ce correspondant qui peut prendre des dispositions pour retirer l’agrément du centre de formation. il y a également un correspondant de la direction du travail, obligatoirement présent à chaque début de stage, bilan intermédiaire et bilan final, il doit demander aux stagiaires leurs remarques sur le déroulement du stage hors de la présence des formateurs..... si cela n’est pas fait, il faut l’exiger....

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    • > « Un public SIFE... » Le 29 juillet 2003 à 18:16, par Michel

      C’est ce qu’on appelle le discours institutionnel en psychologie. Sur le papier, il existe une multitude de recours.

      Sur le papier.

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    • > « Un public SIFE... » Le 12 mai 2004 à 13:44, par nadya

      Etudiante en licence formation je souhaite en connaître d’avantage sur ce dispositif merci d’avance

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    • > Le 21 mars 2005 à 16:21, par Françoise

      Je souhaite juste dire que je surveille ce site depuis quelques temps et que je le trouve très intéressant. Bonne continuation.Sorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier gloutonSorcier glouton

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  • > « Un public SIFE... » Le 4 septembre 2003 à 09:38, par oliv

    Courage Louise, je suis formateur et chargeé d’insertion dans un crp et je ne connais que trop cette ambiance si particulière qui peut s’installer dans les centres de formation et de rééducation. Nous avons affaire à un public en rupture, des gens dé-socialisés, qui ont développé d’eux une image très négative et qui doivent, dans leur parcours vers l’autonomie, affronter des angoisses profondes dues à leur changement de situation. Les formateurs semblent reproduire l’attitude de la société (et du marché de l’emploi)en adoptant ce dédain. Je vois 3 choses là dedans :
    1 les institutions souffrent toujours du mal qu’elles encadrent, les centres de rééducation professionnelle comme les autres : ne dit on pas que l’on tombe malade à l’hopital, que les psychologues sont plus barrés que les gens qu’ils traitent ?...
    2 le métier de chargé d’insertion est très éprouvant, on est exposé à des gens en détresse profonde, on est obligé de s’exposer personnellement vu que l’on travail sur l’insertion des gens et donc sur l’image qu’ils ont d’eux m^mes et donc sur leur intimité. Je pense que les formateurs de votre centre se défendent en adoptant ces stratégies différentiation par rapport aux publics accueuillis. Par contre le masochisme et la perversité sont des maladies individuelles si j’ose dire, elles ne sont pas conditionnées par des environnements de travail. Ces gens dont vous parlez semblent vraiment craindre la gent féminine et ce n’est peut-être pas un hasard qu’ils se soient retrouvés dans un centre de formation avec un poste à même de leur fournir une emprise et une autorité sur un public féminin.
    3 ils sont en fin de carrière, ils s’en foutent
    De plus, ovus semblez travailler dans un environnement masculin, moi, je me rendrais pas malade, avec la crise qu’il y a en ce moment, les chargés d’insertion ne manquent pas de boulot, je pense que vous le savez au moins aussi que moi. Il y a plein de centres de formation, d’associations intermédiaires, de crp, d’antennes cap emploi...qui consomment du chargé d’insertion, il y a du travail dans cette branche, pas besoin de s’accrocher à une situation pourrie.
    Bon courage, foncez tout droit

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  • > « Un public SIFE... » Le 26 novembre 2003 à 16:57, par LAURENCE

    Je compatis vraiment,moi je suis du mauvais coté de la barrière. Je suis stagiaire SIFE, l’horreur !!!!!!!!!!
    question toutes ces humiliations, es-ce réellement nécessaire pour reprendre confiance en soi,et dire que soi-disant c’est grace à ce stage de merde que je suis sensée trouver un emploi stable, j’en rirais si ce n’étais pas si grave.Vive la convention des droits de l’homme.

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    • > « Un public SIFE... » Le 12 mai 2004 à 13:37, par NADYA

      nous sommes étudiante en licence formation et nous réalisons une étude relative au SIFE et ses résultats, afin de traiter au mieux notre sujet nous souhaitons recueillir des témoignages et obtenir des impressions. Merci d’avance en attente d’une réponse.

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  • > « Un public SIFE... » Le 29 janvier 2004 à 15:22, par A. NIVAULT

    Je suis inspecteur du travail en charge du service SIFE à la DTEFP de Guyane. Pour que cessent ces état de fait inadmisible, voici la marche à suivre.

    1) Réunir le plus d’éléments probants qui reprennent les faits tels qu’ils sont exposés dans l’article.

    2) Prendre contact avec la personne chargée des SIFE à la DDTEFP dont vous dépendez qui prendra éventuellement attache de l’inspection du travail en section (chargée du contrôle) et le service régional de contrôle de la formation professionnelle (DRTEFP). Prendre également contact avec le directeur de l’ANPE correspondante du stage.

    2) Si cela ne suffit pas, saisir le Procureur de la République par courrier étayé d’un maximum d’éléments qui étayent vos affirmations (par exemple, un exemplaire du fameux questionnaire ainsi que des témoignages signés des stagaires -je sais que ce n’est pas facile à obtenir, mais il faut leur expliquer les enjeux-).

    3) Prendre contact avec des associations telles que la Ligue des Droits de l’Homme ou Droit des Femmes qui pourrons vous soutenir et vous aider dans vos démarches.

    En espérant que ma modeste intervention sur ce forum pourra vous être utile

    Cordialement

    A. NIVAULT

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  • > « Un public SIFE... » Le 26 février 2004 à 09:43, par lina

    je connais ce public ! pour l ’ avoir defendu et pou avoir de tres près c’ st fifficile j ai du changer de voix ;parce que j ai denoncé ces pratiques.
    JE SUIS ARRIVER DANS UNE STUCTURE QUI OU AUCUNE COMPETENCES N EXISTAIS
    ET OU LE MEPRIS DES AUTRES ETAIS RELLES .ET OU UN STAGIAIRE ETAIS PAYE 10F DE L HEURE ET OU Les fond europeen etaient tres habilement detournés
    je pense qu iil faut denoncé mais à
    qui ?

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    • > « Un public SIFE... » Le 12 mai 2004 à 13:39, par cecilia

      Bonjour,
      Nous sommes 2 étudiantes en licence éducation formation. Dans le cadre de notre formation, nous devons réaliser un dossier thématique. Nous avons choisit le théme des SIFE.
      Ainsi, nous souhaiterions nous entretenir avec vous afin de profiter de votre expérience dans ce milieu.
      nous vous remercions d’avance et attendons votre réponse.

      Répondre à ce message

  • > « Un public SIFE... » Le 26 février 2004 à 09:46, par lina

    tenez bon ! et mettez vous à la recherche d’un autre boulot ! avant de vraiment sombré
    bonne chance

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  • > « Un public SIFE... » Le 9 mars 2004 à 18:25

    bonjour
    Je suis rédactrice en chef d’une revue spécialisée sur la formation professionnelle. Je serais intéressée par un contact avec l’auteure du témoignage (Louise).
    Mes coordonnées sont :
    Patricia Gautier Tél : 01 55 93 91 55
    Email : [email protected]
    Cordialement

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  • > « Un public SIFE... » Le 9 septembre 2004 à 18:18

    Du jour au lendemain, ma conseillère d’Ohé m’annonce le début d’un sife, alors que l’entreprise cherche un CDI à mi-temps, vite autonome, mais, je suis quand même convoquée.
    Je remplis le dossier de rémunération CNASEA,avertit mon employeur de l’absence pendant 2 semaines (activité d’appoint, 4h par semaine)...
    Au bout de 2 jours dans l’entreprise, je suis virée.

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  • > « Un public SIFE... » Le 2 décembre 2004 à 01:23

    Louise,
    Votre exposé des faits m’a littéralement sidérée (le mot est faible). Formatrice et chargée d’insertion socio-professionnelle dans une structure d’activité par l’économique, le maître mot de l’accompagnement des personnes est : respect. Les personnes dont vous brossez le portrait qui se disent formateurs n’ont droit qu’au mépris. Avez-vous le choix ? Il y a des droits en France, pour les salariés comme vous et pour les stagiaires. Inspection du travail, Direction du Travail (dont relèvent les actions SIFE, le CIDF et les prud’hommes). Ne laissez pas ces boeufs (oui j’ai écrit boeufs) vous empoisonner la vie et empoisonner celle des personnes stagiaires. C’est dans une lutte raisonnée et juste que vous trouverez la sérénité. Je vous souhaite courage et ténacité. Marie

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  • > « Un public SIFE... » Le 4 janvier 2006 à 19:10, par Sebmagic

    Bonjour, n’étant qu’un ptit gars de 18 ans je ne vais pas me permettre de vous donner des conseils... Cependant, j’ai lu votre article et je suis de tout coeur avec vous (peut-être avez-vous déjà réglé le problème, l’article est vieux), car ces hommes sont vraiment horribles et inhumains. Je suis d’accord que c’est n’importe quoi et je ne vois pas pourquoi les hommes persistent à croire qu’ils sont supérieurs aux femmes alors qu’il y a tant de preuves que c’est l’inverse. Battez-vous jusqu’au bout...

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  • > « Un public SIFE... » Le 30 juin 2006 à 15:26

    bonne décision ! partir d’accord mais penser aux autres, réaction noble et très rare à notre époque.
    Bravo ! Et ne changez pas svp. Le monde a besoin des gens comme vous.

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