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La République du Centre titre en une sur les tribulations de la formation Restauration du mobilier d'Art du centre AFPA de Chartres. Un article de Carole Tribout occupe une pleine page de l'édition du 20 juillet 2004.
Nous le transcrivons ici dans son intégralité.
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 « Une plainte pour harcèlement moral vise une formation de l'AFPA de Chartres »
« Un ancien stagiaire écrit au procureur de la République de Chartres. Claude Berthier, formateur en restauration de mobilier d'art, est concerné. »
« La formation en restauration de mobilier d'art de l'AFPA de Chartres est menacée. Elle ne survivra peut-être pas au départ à la retraite (qui n'est pas encore programmé) de son créateur et unique formateur, Claude Berthier, 57 ans. C'est en tout cas ce que laisse entendre le directeur local de l'AFPA, Bernard Vitrac.
« Un ancien stagiaire de la promotion 1998-99, [Crypto], a, en effet, écrit au procureur de la république de Chartres, en mars dernier, pour dénoncer des faits de harcèlement moral. Il s'estime détruit par ce stage : « Pendant longtemps, j'ai dû attendre la nuit pour sortir mon chien. » Il lui a fallu tout ce temps pour réaliser qu'il était victime et il entend aujourd'hui dénoncer pour se libérer.
« Cette plainte n'est une surprise pour personne à l'AFPA et dans le petit monde de la restauration de mobilier d'art : L'ancien artisan s'épanche longuement depuis 2002, sur le site Internet www.harcelement.org, où il a recueilli des témoignages d'autres stagiaires qui vont dans son sens, même si tous ne parlent pas de harcèlement moral. Un site connu de tous dont Claude Berthier informe ses stagiaires dès le début de la formation.
« Pour l'instant, l'enquête n'a commencé qu'au niveau interne. Et l'AFPA nationale n'a pas encore pris position. Elle étudierait cependant la possibilité de porter plainte contre l'auteur du site Internet. »
« Embarras »
« Reste que Bernard Vitrac pense que sa direction est embarrassée par cette affaire. L'image de l'AFPA et de la formation en pâtit. La formation - qu'aucun autre centre AFPA ne propose en France - est certes reconnue, mais elle comporte aussi des inconvénients. Il faut par exemple assurer le mobilier prêté par les musées aux élèves.
« Claude Berthier, le formateur, ancien meilleur ouvrier de France, est défendu par la direction locale : « C'est le formateur, l'expert pédagogique, l'unique responsable des achats, l'interlocuteur des musées... » Mais celle-ci ne cache pas non plus sa gêne. Depuis l'existence du site, des aménagements sont survenus. »
« Une pédagogie exigeante »
« L'atelier de la formation a été rapatrié en 2002 dans l'enceinte de l'AFPA pour rompre l'isolement des stagiaires. Le dernier formateur à partir ferme les locaux à clés : ainsi les élèves ne sont plus incités à travailler jusqu'à minuit, au rythme de 70 heures par semaine. Le « defriefing », réunion très matinale où les stagiaires étaient amenés à confronter (souvent vivement et longuement) leur point de vue, a été remplacé par une réunion plus courte et plus neutre... « C'était une démarche fondée, mais elle a été abandonnée », admet Jean-Jacques Taureau, responsable des formations, qui parle d'une méthode pédagogique intransigeante et exigeante utile à un métier dur, exercé par des artisans autonomes qui doivent faire des choix difficiles concernant des meubles inestimables : « Nous n'avons pas de preuve de harcèlement moral. » Bref, l'AFPA a mis un terme à tout ce qui pouvait entraîner des dérives propres à une communauté de 15 stagiaires encadrés par un seul formateur vivant en autarcie. »

« Des élèves de tous les horizons et de tous les âges »
« Les élèves actuellement en stage avec Claude Berthier ne s'estiment pas, en tout cas ceux que nous avons interviewés, harcelés. Bien au contraire : ils apprécient une rigueur qu'ils sont venus chercher.
« Florence, 43 ans, apprend un métier tout à fait neuf pour elle : Elle était maître de conférence en biologie à la faculté de Lille, et elle a profité de la mutation de son mari pour s'essayer à la restauration de mobilier d'art. « Je suis tout à fait contente. Je n'ai pas regardé le site Internet pour me faire une idée par moi-même. C'est bizarre cette rancune pendant sept ans... Je sais cependant par expérience que dans les petits groupes, il n'y a pas d'effet de compensation : c'est un risque. Et c'est difficile de gérer quelqu'un qui ne marche pas bien. » Florence aimerait trouver un patron, ensuite, pour parfaire son apprentissage.
« Grégory, 21 ans, vient de la lutherie : « Plus c'est droit, mieux c'est. J'ai trouvé ce que je cherchais. Je viens du sud. Je suis logé à l'AFPA, c'est impeccable. » Lui aussi compte travailler chez un artisan après la formation.
« Jean-Paul, 57 ans, était anciennement commercial dans le textile, un secteur en déperdition. « C'est une formation qui me convient très bien, que l'on a beaucoup de mal à obtenir, qui a très bonne réputation. Pour celui qui a l'habitude de travailler, il n'y a aucun problème. Ce n'est pas dur du tout et si je pouvais en avaler plus, je le ferais. J'estime que j'ai beaucoup de chance. Il faut aimer cela et y passer du temps » raconte ce presque sexagénaire qui espère se mettre à son compte à l'issue de sa formation. »

« D'anciens stagiaires dénoncent »
« [Crypto] a du mal à pointer des faits de harcèlement moral lors du stage qu'il a suivi en 1998-1999 à l'âge de 33 ans. Il souligne l'infantilisation contre laquelle il s'est vite rebellé. La culpabilité que l'on a fait peser sur lui quand il a demandé que les horaires de travail soient affichés. Il se souvient de l'absence de vie personnelle des stagiaires, logés sur place, incités à travailler tard, à rester le week-end.
« D'autres stagiaires - qui ne comptent pas entamer de démarches - sont plus fermes dans leurs propos : « On était tous sous Prozac à la fin. Il nous pousse à une grande fatigue. Les stagiaires, en reconversion, sont en état de faiblesse. J'ai fait une énorme dépression un an après. J'étais sa souffre douleur, sa bête noire. Il y a de la malveillance... » dit une ancienne élève qui, restauratrice, veut rester anonyme : « Je n'ai pas envie de me griller. »
« [Crypto] n'a pas tort. Mais il faut passer à autre chose. Et puis c'est plus ou moins comme ça dans les ateliers » estime un autre ancien.
« C'est vrai que ce n'était pas une année facile. Je suis ressortie cassée car plus personne ne m'adressait la parole. J'aurais préféré qu'il y ait plusieurs formateurs » raconte une autre condisciple de [Crypto].
« Je pense que cela relève en effet du harcèlement moral. Claude Berthier doit utiliser la technique de la programmation neuro linguistique à l'envers. Mais sa formation est connue et reconnue. C'est l'une des rares à ce niveau. Elle a fait ses preuves » souligne un stagiaire en cours d'installation. »
 
Carole TRIBOUT.
Copyright © La République du Centre 2004.
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| > « La direction est embarrassée » |
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Il y a des stagiaires qui parlent de rigueur.
Parce que pousser les gens à bout de nerfs et faire pleurer des jeunes femmes en public, c'est une marque de rigueur ?
Drôle de conception…
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Dans le même registre superlatif et paradoxal, le directeur de formation, Jean-Jacques Taureau, parle, selon la journaliste :
« d'une méthode pédagogique intransigeante et exigeante utile à un métier dur, exercé par des artisans autonomes qui doivent faire des choix difficiles concernant des meubles inestimables. »
Ouf ! Reprenons notre respiration et consultons le Petit Robert.
Intransigeant : Qui ne transige pas, n'admet aucune concession, aucun compromis.
Entre autres synonymes, le dictionnaire indique : intolérant, sectaire.
On admettra difficilement qu'intolérance et sectarisme puissent être vus comme des vertus pédagogiques.
Quant à employer ces mots pour décrire le stage de Chartres…
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> « La direction est embarrassée »
Bonjour à tous, Comme vous tous j'ai suivi une formation dans un centre AFPA ; J'ai été témoin de l'acharnement d'un formateur sur l'un de ses stagiaires.
Rapidement la formation a dégénéré, petit groupe, parlotte dans le dos, il y avait constamment une tension dans l'air, au bout du compte 3 personnes sur 11 ont réussi à avoir leur diplôme.
Pour ma part un contrôle s'impose car les gens qui viennent à l'AFPA sont au chômage, ils ne viennent pas pour qu'on leur démolisse le moral.
Pleurer en public j'en ai déjà vu et croyer moi rigueur ou pas, ce sont des personnes qui veulent réussir ; si le formateur n'est pas apte à former ses stagiaires qu'il change de métier.
Sincèrement,
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| > « La direction est embarrassée » |
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Je travaille à l'AFPA, cadre et responsable depuis nombreuses années.J'ai bien servi cette Association pendant de nombreuses années et aujourd'hui parcque je ne plais pas au Directeur, je me vois harcelés à longueur de journée et cela dure depuis des mois. Il est vrai que ce directeur souhaite mettre en place SON EQUIPE dont je ne fais pas partie. je suis donc au placard depuis des mois, sans travail, sans missions,sans informations internes ou externes. Je déprime (en arrêt de travail)j'en perds le "Nord" et me sens complétement anéanti. L'AFPA cherche à me virer, car je coûte chers, je tiens le coup mais jusqu'à ..... Le Directeur Général et ses directeurs connaissent particulièrement bien la situation et adoptent dans le cadre de l'"ultralibéralisme" et la décentralisation des pratiques que les "grands groupes" n'adopteraient peut être pas. L'AFPA perd son sens de service public. Seul le mot "rentabilité" est véhiculé par la Direction. Beaucoup de me collèges sont en souffrance, l'anxiété, l'inintérêt des tâches sont particulièrement présent dans les Directions Régionales vous voyez,il n'y a pas que dans les centres de formation que le Harcélement sévit. Ce témoignage est à verser dans le dossier HARCELEMENT MORAL à lAFPA.... Bernard
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> « La direction est embarrassée »
Les stagiaires qui s'expriment dans notre site se plaignent de méthodes pédagogiques douteuses, de formateurs à la personnalité abusive, d'attitudes hiérarchiques pas toujours loyales.
Nous recevons aussi des témoignages comme le vôtre, qui montrent que les mauvais traitements à l'AFPA ne sont pas réservés aux seuls stagiaires.
Les dérives perverses peuvent viser également les personnels. Voir, par exemple l'histoire vécue par Marie-France, secrétaire au centre AFPA de St-Herblain.
Pascal, formateur, semble rejoindre vos observations, quand il parle de « marchandisation de la formation ». On parle avec raison de barbarie douce…
En disant « J'en perds le nord », vous pointez bien le phénomène de confusion lié au harcèlement.
Il existe des recours, des moyens de libérer la parole et de rétablir la réalité. Ne cédez pas à la déprime. Vous n'êtes pas seul !
Bon courage. Et n'hésitez pas à nous écrire en privé si vous le souhaitez.
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> « La direction est embarrassée »
Bonjour, cher Bernard,
Savez-vous que votre employeur a légalement l'obligation de vous fournir du travail en rapport avec ce qui est défini dans votre contrat de travail ?
C'est à ce titre que vous devriez songer à porter plainte auprès du Procureur de la République en rappelant les faits ! Quitte à insister lourdement auprès de lui...
Mais ce que vous vivez, d'autres à l'AFPA, pour d'autres raisons sans doute. Voyez à ce sujet mon post dans "Dangereuse pour les stagiaires"...
Tenez bon !
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> « La direction est embarrassée »
Pour ma part, j'ai attendu plus de cinq ans après les faits pour me décider à écrire à un procureur. Et encore, ça n'a pas été tout seul.
Le harcèlement met une telle confusion dans votre esprit qu'il est très difficile de se défendre sur le moment. Vous êtes pris dans le doute, vous vous sentez coupable. Et il est bien difficile pour un coupable de solliciter la justice, n'est-ce pas…
Il m'est souvent arrivé de penser a posteriori aux lettres que j'aurais dû écrire, aux actions que j'aurais dû engager. Avec le recul, je regrette beaucoup de n'avoir pas pu agir tout de suite. Je pense qu'on souffre beaucoup de ce sentiment de « n'avoir pas su se défendre ».
Je dois dire que si j'avais su, c'est sûr que j'aurais écrit tout de suite !
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> « La direction est embarrassée »
Et c'est bien là le piège du harcèlement moral. vous évoquez fort justement la confusion qui peut régner chez une personne victime du harcèlement, alors qu'elle n'a rien à se reprocher...
Je ne sais pas où mes collègues stagiaires et moi avons trouvé l'énergie d'exercer un recours auprès de l'AFPA contre les méthodes de notre formatrice mais je sais juste qu'il nous a fallu dix heures, un 17 octobre 2003 si ma mémoire est bonne, pour rédiger un courrier au Responsable de Formation l'informant des anomalies de notre formation.
Je ne sais pas si nous nous sentions "coupables" de quelque chose ; je pense plutôt que la formation était tellement perturbée par le comportement de notre formatrice, que nous-mêmes ne savions plus où nous en étions.
Nous avons eu la "chance", si j'ose dire, que la formation soit d'elle-même partie en vrille après cette fameuse discussion du 14 octobre 2003 ; comem si, quelque part, nous n'avions finalement pas eu grand-chose à faire pour qu'elle s'écroule.
Qu'il soit entendu ici qu'il n'était pas dans nos intentions de saborder la formation ; mais les circonstances étaient telles qu'objectivement, nous ne pouvions plus continuer à nous former dans des conditions correctes.
Le sentiment de n'avoir pas su se défendre, j'entends bien de quoi vous voulez parler. C'est quelque chose de terrifiant parce qu'à part tâcher d'informer les futurs impétrants à la formation, on ne peut guère agir après coup. Si, tout de même, témoigner, témoigner encore jusqu'à l'extinction de voix...
Le tout, je pense, et c'est bien là le plus difficile, est de ne pas se laisser envahir par une culpabilité parce qu'on n'a pas forcément PU réagir à temps. Crypto, même si vous aviez eu la force de réagir pendant le stage, je ne suis même pas certaine qu'il se serait passé quelque chose.
Pour nous, Assistantes de Direction, il y avait des faits concrets mettant en danger la formation elle-même (comme l'absence de correction des mises en situation et des évaluations de fin de module ou notre manque de formation sur Excel). Les problèmes que vous avez rencontrés avec Claude Berthier n'étaient, si j'ose m'exprimer ainsi, pas assez gênants pour bloquer la formation. Cela vous a fait un tort extrême, cela et le fait que vous n'avez pas bénéficier d'un soutien au moins implicite des stagiaires...
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Plus c'est gros, mieux ça passe
Vous manquiez de formation sur certains logiciels ? Ce n'est pas cela qui effaroucherait le jury d'examen du stage de Chartres. Certaines matières « éliminatoires » n'ont fait l'objet d'aucun enseignement, eh bien il suffit de procéder à un remontage collectif des notes et le tour (de passe-passe) est joué.
Quant au reste…
Aucun cours digne de ce nom, stagiaires livrés à eux-mêmes jusqu'à tard dans la nuit à l'atelier, formateur absent des journées entières, stagiaires « sacrifiés » disparus de Chartres mais toujours inscrits officiellement, accusations mensongères, propagation de rumeurs abracadabrantes, utilisation épidermique de procédures disciplinaires. Et la liste n'est pas exhaustive…
Mais ce n'est toujours pas cela qui met la formation en danger… Ce n'est pas Claude Berthier qui menace le stage de Restauration du Mobilier d'Art, ce sont les cibles qu'il désigne : la profession pleine de jaloux qui ne comprennent rien, les vilains stagiaires critiques qui ne jouent pas le jeu, etc, etc.
A qui Didier s'adressait-il lorsqu'il criait : « Tu vas pas me foutre mon stage en l'air ! » …
Le discours de Claude Berthier entretient constamment l'idée que « Le stage est menacé ! ». Rien de tel pour dresser les stagiaires les uns contre les autres. Et pour instiller au cœur des mieux manipulés un doux sentiment élitiste.
La dernière trouvaille en date : le stage serait menacé à cause de son départ à la retraite normalement prévu dans huit ans. Ça ne tient pas debout, mais tout le monde marche, y compris, semble-t-il, sa direction locale.
Une idée générale, s'appliquant par exemple à l'affaire Emile Louis ou Marcel Lechien : paradoxalement, le niveau de silence et d'impunité est inversement proportionnel à l'ampleur des faits.
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| > « La direction est embarrassée » |
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Bonjour, Je viens de découvrir ce site sur les conditions de formation dans ce centre afpa et je suis vraiment étonné de ce qui se passe, ou plutôt de ce qu'on laisse faire. Je suis artisan depuis pas mal d'années et je fais beaucoup de restauration de meubles. Je sais par expérience qu'on a affaire à quelquefois à des gens bizarres. Quand ce formateur dit que sur 600 personnes formées cent sont à leur compte, qu'est ce qu'il faut en déduire d'après lui ? Une personne sur six, oui, et alors ? Je crois qu'il est important de revenir à la réalité et de rappeler ce que signifie exactement être à son compte aujourd'hui. Il faudrait rappeler par exemple que n'importe qui peut se mettre à son compte, il n'y a pas d'obligations de compétence, sauf pour des métiers particuliers comme la coiffure. Ensuite, dans un métier comme la restauration de meubles, les besoins en matériel sont relativement limités, donc il n'y a pas d'investissement coûteux. N'importe qui peut s'installer relativement facilement en mettant une pancarte au bout de son chemin. Le problème n'est pas d'être ou ne pas être à son compte, le problème est de réussir à en vivre convenablement ! On voit beaucoup de micro entreprise, surtout dans ce secteur hyper étroit. Qui dit micro entreprise dit souvent micro revenu. Pour s'en sortir, il, faut souvent que le conjoint travaille ou même avoir d'autre sources de revenus. Au bout de quelques années, souvent moins de cinq ans, ces entreprises disparaissent tout simplement. Je crois qu'il faut rappeler cette réalité et que entretenir des jeunes dans le mirage de l'artisanat, c'est souvent irresponsable. De plus, se mettre à son compte c'est souvent comme la dernière chance, une sorte d'échappatoire quand on est trop vieux par exemple. J'ai vu qu'il y avait quelqu'un de presque 60 ans dans ce stage. C'est sûr que pour quelqu'un comme lui, malheureusement, il n'y a pas beaucoup d'alternative. Etre à son compte n'a rien de prestigieux, souvent, c'est un choix qui s'impose pour des gens dont le marché du travail ne veut plus. De plus, je crois avoir lu que le formateur en question avait fermé son entreprise. Il dit qu'il a formé des artisans alors que lui n'a pas su s'en sortir.Bizarre.
Enfin, bon courage à ceux qui voudraient malgré tout s'engager dans cette voie. Il faudrait qu'ils apprennent à être plus solidaires pour pouvoir obtenir des droits de la part des instances politiques. Mais le problème est que ces tous petits entrepreneurs sont justement très individualistes et souvent égocentriques. En fait, c'est la pire des façons de se comporter. Ils se condamnent tous seuls à vivoter et disparaître.
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Vous faites bien de rappeler cette réalité : la vie de petit artisan n'est pas une sinécure. Et encourager des gens à le devenir peut relever de l'irresponsabilité.
« Sur six cents personnes formées, cent sont à leur compte. » On peut effectivement se demander ce que signifie cette déclaration. Apparemment, elle est formulée par son auteur comme une preuve de réussite, même si la proportion reste toute relative.
Vous avez bien noté ce fait important : avant d'être formateur à l'AFPA, Claude Berthier a échoué lui-même en tant que chef d'entreprise. La déclaration prend un relief particulier. S'agit-il d'une sorte de revanche ? D'appropriation du succès des autres ?
Notons qu'en 1998/99, les stagiaires qui ont fait l'objet des attaques les plus importantes (avertissements, blâmes, retenues sur salaire, etc.) étaient précisément les deux seuls qui avaient un passé d'artisan : moi (Crypto) et Dominique. Commentaires sarcastiques de Claude Berthier : « On voit bien que ce ne sont pas les anciens artisans qui réussissent le mieux ! »
L'attitude qui consiste à opposer des (soi-disant) succès aux critiques se retrouve dans le discours de Mme Devos, la médiatrice officielle de l'AFPA, lorsqu'elle dit : « Nous n'avons pas que des choses négatives ! »
Le stage de Restauration du Mobilier d'Art existe depuis une quinzaine d'années. Le chiffre de six cents stagiaires formés impliquerait des promotions de quarante personnes. Bigre ! Nous en étions resté à 12 à 15 stagiaires par an, soit 225 tout au plus. Du coup, cela augmente mécaniquement le nombre potentiel de victimes…
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| > « La direction est embarrassée » |
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Ce monsieur dit que « certains candidats au stage se sont désistés ». Ben ça veut dire qu'ils sont lucides et qu'ils s'informent avant de s'engager. Mais c'est dommage que des gens soient obligés de renoncer à une orientation professionnelle à cause d'autres gens… surtout si les formations sont rares.
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En effet, il serait dommage de remettre en question un projet professionnel par crainte de s'exposer à des « dérives » ou autres « dysfonctionnements » (comme disent les responsables de Chartres).
Lorsque Claude Berthier déclare « Ce qui m'inquiète, c'est que certains candidats au stage se sont désistés », demandons-nous si l'assertion doit être prise au pied de la lettre, ou s'il s'agit de discours paradoxal destiné à entretenir la confusion.
« Le stage est menacé. » Bernard Vitrac, le directeur actuel du centre AFPA de Chartres, prend le relais des paroles alarmistes.
On peut penser que l'information a été suffisamment dramatisée pour que la journaliste vienne à en faire l'introduction de son article.
Mais au fait, pourquoi diable le stage serait-il menacé ? Par quels dangers imminents ?
Selon Bernard Vitrac, le stage serait menacé… par le départ à la retraite du formateur qui l'anime. Il précise que l'âge dudit formateur est de 57 ans. De son côté, l'intéressé dit : « J'ai jusqu'à 65 ans pour prendre ma retraite, je n'ai encore rien décidé. »
65 moins 57 égal huit ans. Presque une décennie… Combien de temps faut-il donc à un organisme de la dimension de l'AFPA pour organiser le renouvellement normal d'un de ses employés ?
L'un des fidèles de Claude Berthier déclare dans le même article : « Si l'AFPA n'est pas capable de préserver cette formation, on est plusieurs à vouloir s'en occuper. » La succession serait donc assurée au mieux. Il n'y aurait pas de raison rationnelle de s'alarmer. A moins, évidemment, qu'on ne soit plus tout à fait dans un registre rationnel.
Les gourous prédisent généralement la fin du monde et entretiennent leurs adeptes dans des fantasmes de persécution.
Plus prosaïquement, Claude Berthier, annonce régulièrement la fin de son stage, évoquant des menaces extérieures plus ou moins crédibles. Exemples :
« Attention, la profession peut fermer le stage à tout moment ! » « [Crypto] et Dominique sont allés à l'inspection du travail, on sait ce que ça veut dire si jamais [les inspecteurs] débarquent ici, c'est la fin du stage ! »
Aude, ancienne stagiaire, a observé les effets de ce discours :
« Tout de suite j'ai expliqué que c'était le fonctionnement d'une secte. Et c'était complètement ça ! On avait le sentiment d'être tout le temps en état de guerre. Les collabos, les résistants, c'était ça, complètement. On était isolés et coupés du monde. »
Sandrine, stagiaire d'une autre promotion, a relevé :
« Il dit qu'il reçoit régulièrement des plaintes d'artisans ou d'associations mais qu'il est très appuyé politiquement. Il nous lit des lettres qu'il fait à des gens importants, des lettres cassantes, des délires pour rembarrer des gens qui l'embêtent apparemment pour qu'il fasse sa formation. Il cherche à casser ce qui peut être dit sur la formation et lui faire entrave. Il nous dit, pour nous faire peur, que la formation peut se terminer du jour au lendemain ».
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| > meilleur ouvrier |
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ben moi je suis surpris... et un peu choqué que l'on attribue le titre de "meilleur ouvrier de france" à de tels individus....j'aimerai bien voir ici une intervention de cette confrérie....
mon père est meilleur ouvrier de france... et ça veut dire quelque chose cette appellation... bien sur, il excelle dans son métier qui est une véritable passion pour lui...mais surtout il nous a inculqué à nous ses enfants, le sens de l'éthique et l'amour de la vie... il a toujours eu beaucoup de respect pour autrui, et il est très altruiste
rien à voir avec ce Monsieur Berthier qui à mon avis a pris la grosse tête...
c'est sur que crypto s'y est pris trop tard pour obtenir une reconnaissance et une indeminisation de son préjudice mais sa démarche n'est pas inutile, son site existe et sera utile pour d'autres...
et puis, voyez tous les aménagements effectués depuis dans la formation à chartres... les stagiaires actuels sont prêts à témoigner que le vécu de crypto est faux et n'est que la représentation de son ressenti... pourtant ils n'y étaient pas... hé oui les troupeaux de moutons sont consommables et renouvelables à volonté ! allez crypto, ris un bon coup, c'est marrant ça nan ?
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Votre lucidité est réconfortante. Il est vrai que vues de l'extérieur, certaines choses ont carrément du mal à passer.
« Depuis l'existence du site, des aménagements sont survenus. » Le site serait donc très utile, comme vous le dites, y compris pour l'AFPA qui y puiserait des conseils pédagogiques. On croit rêver…
« Elle étudierait cependant la possibilité de porter plainte contre l'auteur du site Internet. » Il faudrait savoir !
Un autre discours paradoxal ne vous a pas échappé : celui des stagiaires interviewés. En effet, comment peut-on exprimer une opinion sur une histoire qu'on ne connaît pas. Et pis, qu'on se refuse à connaître ! Belle occasion, en tout cas, pour savourer cette brève de comptoir de Jean-Marie Gourio :
« Moi je me fais mon opinion par moi-même et ça ne m'empêche pas de penser comme les autres ! »
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Je pense que vous avez raison de rappeler les valeurs mises en avant par la « confrérie » des meilleurs ouvriers de France. Je pense aussi qu'il ne faut pas perdre de vue que ce titre de « l'un des meilleurs ouvriers de France » n'a rien à voir avec un examen.
Les candidats doivent exécuter une pièce à partir d'un plan et d'un descriptif. Ce sont à peu près les seules contraintes. Ils ne réalisent pas leur pièce dans des conditions d'examen, c'est-à-dire sous surveillance et dans un laps de temps limité. Ils la réalisent chez eux ! Ils peuvent donc prendre tout le temps qu'ils veulent (plusieurs mois !), recommencer autant de fois qu'ils veulent une pièce ratée, gâcher autant de matière première qu'ils le souhaitent. Dans l'absolu, ils peuvent même faire exécuter leur pièce par quelqu'un d'autre.
Un candidat au CAP doit faire sa pièce dans un temps imparti (quelques heures). S'il rate un usinage, tant pis pour lui, on ne lui donne pas un autre morceau de bois ou de métal ! Imaginons aussi, par exemple, un athlète qui aurait le droit de sauter jusqu'à ce qu'il réussisse à franchir la barre…
A mon avis, la principale caractéristique de ce titre de « l'un des meilleurs ouvriers de France » est contenue dans son appellation : c'est surtout celle de flatter dangereusement l'ego.
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a pârt ca que ce passe t il en 2005 dans cette formation ?
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Je voudrais repondre à la question : que se passe t-il dans cette formation en 2005 ? J'ai eu l'honneur et l'avantage d'être "sélectionné" pour faire la formation en 2003, nous étions 7 en tout. Le premier jour de la formation nous n'étions déjà plus que 6, puis 5 à Noël, 2 à Pâques. A la fin une seule personne à achevée sa formation. Autant vous dire que Berthier et ses copains ont tous fait pour rameuter du monde "sur liste d'attente", il fallait bien justifier leur salaires et l'existence de cette formation ! Bien que celle-ci ne soit pas si bien perçue par la profession ! Et surtout : d'autre organismes dispensent le même type de formation (avec 1 contenu, cette fois)dans une ambiance normale, saine et studieuse.
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