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Le travail, c'est la santé !

jeudi 6 mars 2003,  par Tess


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Comme souvent, on ne se rend pas compte de la situation qui s'installe.

On est loin de s'imaginer que les attaques puissent ne viser qu'à détruire quelqu'un, à le faire craquer... et ne viser que ce but là.

En 1997, j'écris un programme sous ACCESS pour gérer le suivi des entreprises de prévention des accidents du travail. Projet soumis à M. Pieds nickelés, allergique à l'informatique, qui le rejette en bloc. Un projet identique verra le jour au 1er janvier 2002, créé par des ingénieurs informaticiens à Paris ; il est utilisé à ce jour dans tous les services administratifs sur le plan national.

Je demande à M. Caliméro si je peux espérer une augmentation, vu que mon salaire n'a pas changé depuis l'embauche en 1990, sauf la compensation de la dérive du coût de la vie. Il refuse et dit que le seul moyen d'évoluer et d'être augmentée, c'est de demander une mutation. Ce que je fais. Réponse : négative.

Je demande à M. Caliméro s'il serait possible de m'acheter une chaise dactylo plus confortable avec un dossier suffisamment haut, pour le maintien du dos, et de mettre à la décharge les vieilles chaises roulantes non conformes, qui dataient de Mathusalem. Demande : refusée.

Je demande des stores sur les fenêtres du bureau, car le soleil me gêne pour travailler sur écran. Demande : refusée.

En 1998, je perds le sommeil et l'appétit, ma vie privée est au plus mal. Mon ami du moment est un jeune homme sympa vu de l'extérieur, et plutôt violent dans l'intimité... Je dois sans cesse adopter une attitude de psychologue et conserver un calme olympien pour ne pas aggraver ses crises de violence vis-à-vis de moi ou d'autres personnes... Je suis enceinte de deux mois et suite à un malaise en me levant un matin, je passe une radio pour savoir si je n'ai rien de cassé... Je perds l'enfant. Je vire le mec. Il souhaite rester « copain » avec moi ! Je lui dis que ce n'est pas possible. Il utilise la violence verbale contre moi. C'est le « choc électrique ». La goutte d'eau.

Cela se traduit sur le plan physique ; plus de force, je ne peux presque plus marcher. Pourtant mon moral est en acier. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je consulte un neurologue. Suite aux examens, il dit : « peut-être que c'est dans la tête tout ça ?... » C'est la fin de l'année.

J'accepte de voir un psy au sein de l'hôpital où j'ai suivi les examens neuros. Il me shoote un max aux neuroleptiques, je prends 20 kg ! Et je dors nuit et jour durant quatre mois.

Je reprends le job en mi-temps thérapeutique. Depuis l'existence de l'établissement, j'étais la première à qui on a accordé une telle faveur. Par la suite, d'autres salariés ont pu bénéficier de ce privilège, grâce à mon exemple, du moins c'est ce que je croyais ! En fait, les cadres fonctionnaires du service étaient, disons, en panne. Ils avaient trop besoin de quelqu'un pour réaliser ce qu'ils ne pouvaient obtenir de leurs secrétaires. M. Caliméro a probablement insisté pour obtenir mon retour.

C'est ainsi que j'ai réintégré le service avec une montagne de dossiers à traiter. Mais je naviguais au ralenti sous l'effet des neuroleptiques, toujours prescrits, incapable d'effectuer le travail correctement alors qu'on me demandait de le faire comme si rien ne s'était passé.

Les collègues, les inspecteurs du travail, les secrétaires m'accueillirent par des « Oh, tu as un peu grossi !... ». Mais ils ne toléraient pas mon état et me le faisaient remarquer plusieurs fois par jour ; ils me pressaient comme un citron. Malgré tout, ils étaient obligés de se plier à la situation, vu que je m'écroulais sur le bureau sans pouvoir me contrôler, et je m'endormais. Incapable de résister au sommeil chimique.

M. Pépère était particulièrement virulent. À plusieurs reprises, il m'arracha brutalement le clavier des mains en me faisant mal aux bras. Il disait que j'étais trop lente et qu'il craignait que je n'aie pas compris ce qu'il demandait. Or j'étais juste « au ralenti ».

Il s'en apercevait à chaque fois, trop tard bien sûr, et ne s'excusait pas pour autant. Il lâchait seulement sa prise et me laissait de nouveau travailler.

M. Grincheux commença également à s'énerver contre moi, par des injonctions incessantes, soupirant qu'on ne pouvait plus compter sur moi, que j'étais nulle, qu'il fallait vérifier tout ce que je faisais... J'avais beau répéter que j'étais incapable de faire plus, qu'il fallait me laisser du temps pour me réadapter à la vie active, que j'étais sous traitement... Rien à faire.

Personne ne voulait voir ni entendre, ni essayer de comprendre.

Vous allez tout savoir assurément !



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-> Le travail, c'est la santé !
(1/1) 15 avril 2003, par Mary


FORUM

> Le travail, c'est la santé !
15 avril 2003, par Mary début du forum

Dans ton histoire, par moment j'ai limpression de me retrouver ! actuellement en contrat de qualification dans un cabinet dentaire, je vie un enfer ! le jour ou jai signé mon contrat j'ai signé pour aller en enfer !

Mon employeur n'arrête pas de me repprocher toutes imperfections : mon physique ( trop forte ! ! ), mes cheveux long ( que j'ai coupé court a regret !), mes blouses de travail, mon ecriture ( qui jusque la etait tres bien) et plus recemment ma facon de remplir mes fiches d'heure ( alors que ca fait 4 mois que je procede de la meme facon). je n'en peux plus depuis janvier 2003, je suis sous anti depresseur, je vomi sans arret, j'ai de grosse angoisse, j'ai perdu plus de 10 kilos... J'ai perdu le gout de tout !

D'apres mon employeur, j'aurai un gros probleme ( sous entendu dans ma vie personnelle, or c'est faux ! heuresement que ma famille et mon ami sont avec moi et mes soutiennent du mieux qu'ils le peuvent ! je m en veux de leur fait subir ca ! ).

mais d'apres l'inspection du travail, mon cas est sans appel, car n'ayant pas de témoin, de toutes ses représailles sans fondements, il est difficile de prouver l harcelement moral ! j'ai perdu le gout d'apprendre ce metier ( assistante dentaire ! ! ) métier que je rêvais de faire plusieurs années.

Je ne sais plus quoi faire ! A qui m adresser... car mon employeur attend ma lettre de demission, mais je veux pas qu'elle gagne car en faisant cela, elle aura tjs le droit aux aides de l'état ! et je trouve ca inadmissible que des personnes comme celle la puisse beneficier de ca ! car elle m a engagé par depis fin novembre 2002 car sinon elle perdai tout ces droits , car la jeune fille qu'elle avait avant moi en contrat de qualification est partie semaine apres le debut de sa formation ! ( et je ne parle pas de toutes les assistantes qui ont défiler en moins d'un an dans son cabinet !)...

Si quelqu'un pouvait m'aider, cela me serait d'un grand secours !

Vous pouvez me contacter par e-mail au : clyte51@hotmail.com

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  • > Le travail, c'est la santé !
    6 mai 2003, par Pierre

    Bonjour Mary,

    Le fait que vous vous reconnaissiez dans un autre récit, étranger au vôtre, est révélateur. Oui, apparemment, votre histoire contient tous les ingrédients d'une bonne vieille recette de harcèlement.

    Hélas pour vous.

    Un élément important : la répétition du comportement de votre patronne par rapport à ses employés successifs et le défilé des assistantes qu'elle use comme des kleennex.

    Essayez de recueillir leurs témoignages. Ce serait votre plus belle défense.

    Bon courage.

    Répondre

    • pensez a vous d'abord ! !
      17 novembre 2005, par délia

      bojour pierre

      il est probable que vous ayiez raison,reccueillir des témoignages serait la seul choses a faire mais imaginons que cette personne ne connaisse rien de ses précédentes secretaires qui avaient HELAS ce poste bien avant elle...

      Répondre

      • > pensez a vous d'abord ! !
        15 avril 2006, par Victimed'alsace

        Et si tout un service est contre vous (par peur de représailles, trouille diffuse ou autres raisons) ? Que faire quand vous êtes "le seul à avoir un problème" puisque personne n'ose parler ? Démissionner ? Merci à quiconque aurait une meilleure solution d'un cas désespéré...

        Répondre

        • > pensez a vous d'abord ! !
          30 avril 2006
          assistante en detresse

          je pense qu'il serait utile d'avoir un petit dictaphone dans la poche, histoire d'avoir des preuves se mettre ensuite en maladie pour deprresssion jusqu'a licenciement bon courage une assistante dentaire qui commence aussi à s'essoufler

          Répondre

Tess
-rédactrice